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16 : Stéphane carnet – mois 4 – ou le non au Prozac Si j’étais allé chez un docteur, logiquement du Prozac m’aurait été prescrit. Faute de roman, écrire la vie, ma vie : faire le point. C’était le début du prozac. Thérèse en prenait. Thérèse, l’adjointe, qui semblait faire des efforts, enfin qui voulait m Ontrer qu’elle faisait des efforts pour essayer de m’aider, m’aider à « remonter la pente ». Si j’avais suivi son : - Vous devriez demander à votre docteur du prozac. Ne le répétez pas, mais j’en prends, depuis la disparition de mon frère. Oui, elle devait vraiment « vouloir m’aider », pour ainsi avouer sa médicalisation, dans un univers où se montrer viril est la règle, même et surtout pour les femmes, les femmes à responsabilités. Sûrement n’était-elle pas encore remise de la mort de ce frère, sa seule famille... Que notre finitude soit une idée constante ! Nous devenons vulgaires robots en occultant notre inacceptable condition. On ne mène pas à la baguette des êtres lucides ! Je pourrais aujourd’hui être, « un homme à hautes responsabilités » : il s’en est remis, a épousé une femme également sans état d’âme, adaptée à la société de compétitions effrénées, couple cimenté au cocktail prozac, amphétamines, sexe (avec d’autres fo Rcément), whisky, vacances en hôtel quatre étoiles. Alors oui, pour ce couple, Cabrel à la télé, ça doit être relaxant, ça doit renvoyer l’image d’un type « cool », « super », l’image d’un bonheur inatteignable. Cabrel personnifier le bonheur ! J’aurais pu le croire ! Pour certains l’âne dans sa prairie représente bien d’idéal du bonheur !... page suivante : -stagiaires Astaffort AUTEUR - auto-édition |