auto-édition cette année


A lire avant de publier...
 la faute à souchon version numérique acheter le livre.
(numérique tarif très décent)
Papier : 19 euros.
arrete la chanson

livres autoedités.
Les Formalités auteur éditeur
forum.
ACCUEIL auto-edition.info .





26 : Claude Duglaner

Pourquoi j’ai arrêté la chanson ? Sacré fiston, c’est vingt soirées qu’il nous faudrait pour tout ça ! Et on n’est pas là pour s’emmerder avec mon passé, ce soir c’est la fête... C’est la fête Rive Gauche... La vie c’est du théâtre et des souvenirs... Ma
Is nous sommes opiniâtres à ne pas mourir... A traîner sur les berges... Claude s’embrouille encore dans les textes (il l’écoute pourtant en boucle depuis qu’il l’a acheté, « le nouveau Souchon », au ras des pâquerettes)... Bon, faut que je te résume ça
En trois phrases pliées rangées...
Claude s’embrouille aussi dans ces mots qu’il essaye de préparer ; mais il a promis. Alors...
Il se croise dans la psyché : engraissé, passé par le flou il voit patapouf, comme l’appellent les gamins...
Tu crois que c’est facile ? Retourner le couteau dans le play... comme si y avait des raisons qui nous font faire nos conneries. Pourquoi j’ai arrêté la chanson ? Pourquoi je vis à Cahors ? Pourquoi ta mère m’a quitté ? Pourquoi j’ai jamais essayé de te
Revoir ? Pourquoi j’ai les mains qui tremblent ? Je voudrais bien recommencer en sachant ce que je sais ! ça se résume à ça. Et comme c’est pas possible, qu’au moins je t’évite de faire les mêmes conneries. Voilà, le pourquoi, c’est pourquoi il faut que
Tu suives mes conseils...
T’as l’âge où on croit que tout est logique ; que la vie c’est noir ou blanc. Mais la vérité... la vérité, comme dit l’autre, on croit qu’elle existe à 20 ans... et un jour on s’aperçoit que tout le monde s’arrange du mieux qu’il peut, alors on fait pare
Il. Puisqu’il paraît qu’il est philosophe ton Stéphane, faut que je m’entraîne ! on verra s’il a quelque chose à répondre à ça... la vérité est grise... Merde je perds la mémoire... où il a écrit ça ?... ou alors Higelin ?...
Allez, c’est pas le passé qui va venir tout gâcher. Ah oui, brûler... L’an 2000 !
Le premier janvier 2000 sera le plus beau jour de ma vie...Voir l’an 2000 et après on peut défier Satan, on pensait ça ! on était des jeunes... c’était tellement loin, exceptionnel, tu te rends compte, d’un seul coup, passer de trois neufs à trois zéros.
.. Alors vive la fête !... C’est encore plus grand que le coup d’aller sur la lune...
Allez, plus de temps pour la parlote. Faut que je me fasse une beauté. Car comme dit l’autre, la tête que j’ai aujourd’hui, tu l’auras dans trente ans, alors faut pas trop que je t’inquiète. Faut que j’fasse des courses. Puisque Michel Edouard nous a mis
Le champagne au prix du Ricard. Et les carnets au feu ! Faut que ce jour soit symbolique, merde !, au feu les carnets !

Claude ouvre l’insert et fixe les bûches, s’apprête à jeter les « carnets secrets », tout ce qu’il a écrit depuis qu’il vit seul. Tout ce qu’il a écrit avec l’intention de le léguer à son fils, ce fils inconnu qui grandissait, loin. Mais maintenant qu’il
S se sont retrouvés, il se dit qu’il va tout lui raconter.
Pour que ce 31 décembre 1999 soit vraiment une date symbolique, il a décidé, après des semaines de monologues, que c’était vraiment l’acte nécessaire mais il hésite encore. Il le savait : il hésiterait jusqu’à la dernière seconde. Il faut donc tout brûle
R avant l’arrivée de David. Il ouvre au hasard, lit :
- On a gagné. La vie va changer. On a gagné...
Il sourit. C’était en 1981. Il y avait cru. Il était alors du grand défilé rue Gambetta. Il sourit. David avait un an, il ne le voyait déjà plus. Il revit ce jour de liesse. « On a jamais vu un monde pareil dans les rues de Cahors ».
Des patrons rasaient les murs. J’en ai pas vu. Mais ça se disait.
Qu’est-ce qu’on a déchanté.
Heureusement Arlette...

Claude avait, malgré tout, continué à voter Parti Socialiste. Jusqu’au jour où Souchon chanta Arlette.
Claude fredonne Arlette.
Et il jette les carnets.
- C’est ma vie... Non, ma vie c’est toi.
David était donc né à Cahors. Simplement à cause d’une mutation promotion acceptée par Claude, malgré les réticences de « son amie ». Dès novembre : la guerre devant le berceau ; une histoire classique de séparation qui « tourne mal ».
Et du père sans vrai droit, la mère retournant vivre à Douai, ne communiquant pas son adresse... préférant élever seule son fils, en parent isolé, sans pension alimentaire plutôt que...
Isabelle, la mère, qui appelle Claude en 1997. Elle se sait condamnée. Veut lui confier leur enfant...
En août 1997 David a donc découvert la ville où il est né.
« C’est aussi nul qu’Arras, ils devraient jumeler ». Toulouse lui rappela Lille, Claude lui loua une chambre.
Ainsi en un peu plus de deux ans, David passa à peine trois mois à Cahors.



La page suivante : -31 decembre 1999 (du roman)

Infos sur AUTEUR (le romancier)


10 livres auto-édités A lire impérativement..





Commentaires ouverts :

Ajouter un avis éditable



toutes les photos du site.


arrete la chanson 26 : Claude