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 la faute à souchon version numérique acheter le livre.
(numérique tarif très décent)
Papier : 19 euros.
s asseoir par terre

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4 : s’asseoir par terre
« Tu verras bien qu’un beau matin fatigué
J’irai m’asseoir sur le trottoir d’à côté... »

M’asseoir par terre. Rien qu’une coïncidence. Et ce ne fut même pas sur un trottoir mais dans une chambre, en référence plus consistante à Blaise Pascal, pourrais-je prétendre : j’ai découvert que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui e
St de ne pas savoir demeurer au repos dans une chambre.
Mais je n’avais bien sûr pas lu Blaise Pascal (j’étais informaticien dans cette vie-là !), juste ouvert un dictionnaire de citations à la bonne page... ça tient vraiment à peu de choses !...
Je quittais le Nord, vers le Lot, imprégné de cette sagesse alors simple maxime, convaincu d’y vivre paisiblement dans quelques mètres carrés, avec le moins possible de contacts humains...
Avant les explications de Marjorie sur la portée sociologique du phénomène Souchon puis les « jours Duglaner » (du nom de famille de David et Claude, son père) et leur béate adoration, Alain Souchon n’était entré dans ma vie que par l’enregistrement publ
Ic 1983, cadeau de Gwenaëlle (sûrement parce qu’il trônait en tête de gondole), et je fredonnais parfois « rame » - tu pourras jamais tout quitter, t’en aller, tais-toi et rame – tandis qu’elle préférait j’appelle.
Un cadre quoi, déjà formaté, parfois encore rêveur, aux réguliers sursauts de juvéniles bizarreries, comme ce tube « assassiné » (une voix du nord... « classique ») quand les lignes de cobol s’obstinaient en SYNTAX ERROR mais tellement bien dans le petit
Confort naissant, soirées au restaurant, week-ends à Berck (en rêvant du Touquet bientôt accessible). Puis il y eut l’accident. L’accident fatal de Gwenaëlle. Rien qu’un rendez-vous urgent, « un gros client » à chiper au concurrent, rien qu’un stop gril
Lé route de Cambrai, mais face à un camion.
L’assurance décès soldait le prêt du jeune couple... La « maison du bonheur en quartier résidentiel », dont nous devions verser la dernière traite en 2027, m’appartenait. Pourquoi l’avoir vendue, être parti dans le sud-ouest avec l’intention d’en déniche
R une moitié prix et vivre des aides sociales agrémentées du restant de cette cagnotte imméritée ? Le sud parce qu’avec Gwenaëlle c’était un rêve « pour la retraite » ? Mais ce sud-là était Nice, Menton, Cannes... et je crois bien ne pas avoir alors une
Seule fois prononcé « sud ».
Je ne pouvais plus croire en tout ce qui me motivait la veille, certes. Certes. Mais ça reste classique, « après un tel coup »... et rarement un tel bouleversement suit... surtout à cet âge, le goût de la vie reprend le dessus... avec le temps...
Pourquoi pas ? Simplement, pourquoi pas ! C’est ce que se bafouille un type en retrouvant son chemin après la fermeture du dernier bistrot : pourquoi pas ?
« D‘vant l’miroir d’une salle de bains », la tête dégoûte les yeux qui la scrutent : je dérive, je dérive... partir, partir et ne plus côtoyer ces gens puisque pas un n’a la bonne réponse...
J’ouvre alors le dictionnaire de rimes de Gwenaëlle (l’outil de travail pour les slogans publicitaires) puis celui des citations, et tombe sur celle de Pascal...
Quelques heures plus tard, devant le même miroir, le mal réveillé baragouine : est-ce possible de vivre dans une chambre ? sans whisky ? Au moins elle se tairait, la sonnerie de ce putain de réveil...
Et parce qu’environ seize heures plus tard, juste avant la fermeture du dernier rendez-vous des trop naufragés pour passer la soirée seuls devant une télé, un pote lui répond « t’es pas cap’ », il s’obstine : « tu verras »...
Les « tu verras, tu verras » surfent encore dans la tête quand enfin la clé se décide à tourner dans le bon sens, qu’enfin la porte s’ouvre... Renaud est là, clope au bec... verso de la pochette noire...
Le 33 tours est posé face « fleurs ». J’aurais sûrement dû le faire plus tôt : « putain de camion » explose contre le mur ; j’ajoute « putain », quand je prends conscience qu’à dix centimètres près il voltigeait dans la fenêtre. Et j’éclate d’un rire que
Je préfère qualifier humour du désespoir, en imaginant ce CD traverser le quartier, tandis que s’élèvent les cris « une soucoupe volante »...
Et tout ça trotte dans la tête. Ou plutôt s’englue et régulièrement ressurgit.
L’aphorisme s’incruste. Je m’y accroche comme à une bouée de sauvetage. La pensée des autres est une bouée de sauvetage...
Face à face décisif dans la salle de bains : la solitude... la solitude est la seule issue... il me faudra des années pour m’en remettre, une bonne décennie... la vie même... alors pourquoi continuer cette vie de mort vivant calfeutré huit heures par jou
R dans un bureau ? Ailleurs, ça ne peut pas être pire. Et puis ailleurs, le cimetière sera loin, et puis ailleurs, ta mère, ton père, ta soeur, seront loin.

Ils se montrèrent « compréhensifs», m’encourageant à un nouveau départ...
Ils me fournirent un « accord transactionnel sur mesure », donnant droit aux Assedics, me laissant « le temps de me retourner »... je les ai remerciés... et je suis sorti comme un autre jour... en l’écrivant naturellement la réalité s’éclaire plus crûmen
T : je leur ai retirés une sacrée épine du service. Comment « gérer » un ex-espoir dont nul ne peut condamner qu’il préfère, le soir, picoler plutôt que de rentrer, un démotivé non remotivable, une charge inconsolable, un dont personne n’oserait sanction
Ner les excès de whisky au traditionnel pot du vendredi midi, un dont les doigts tremblent, qui ne se rase plus, le plus souvent les cheveux gras, un qu’il vaut mieux laisser sans travail l’après-midi, dont il faut vérifier chaque programme, un que perso
Nne n’ose réveiller quand il s’assoupit à peine arrivé, un qui déjeune à la Jenlain pour se sentir capable d’atteindre l’apéritif, un qui balance régulièrement la tête en se projetant aux Granges, « endroit mal famé » de Flines-les-Raches où il retourne
Les same

Dis soirs, s’imprégner des riffs sauvages de Led Zeppelin, Patti Smith, Deep Purple, Pat Benatar, AC DC, Kiss, des envoûtantes élucubrations d’un certain Thiéfaine, du Jacques Higelin le plus lunaire, un qu’on observe de moins en moins discrètement s’élo
Igner à 18 heures, vers sa première escale, le Café de la Poste, un agonisant impossible à revitaliser ni à virer (on a beau être cadre on a été humain), un type qui vient de perdre sa femme enceinte de sept mois.
Moins de trois ans après la disparition de ses parents, « victimes de l’amiante », comme on le chuchotait encore simplement entre pions ou proches de pions de cette « spécialité française » qui méritait bien, au nom de la balance commerciale et de l’empl
Oi, quelques sacrifiés...


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