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42 : notes Marjorie – mois 12 – le noyau noir Qui entend le silence assourdissant des blessés incapables d’assumer leur passé ? Ils croient nécessaire de se projeter dans l’avenir pour exister, n’y arrivent pas, forcément, donc perdent le présent à tanguer ainsi des souvenirs insoutenables au futur Bouché. Suis-je finalement encore dans cette perspective ? Ai-je plus mal que je le concède, au passé, à l’enfance ? Et si ma lucidité du « présent essentiel », unique éternel, relevait du simple détournement de concept opéré par intelligence mais inefficace sur l’inconscient ? Et si j’étais encore malade du passé. En fuite. Et si tout cela n’était qu’une forme de dégoût ? Et si je n’étais qu’une fille de Souchon ? Une fille de Souchon Un peu bougonne Une fille de Souchon Qui souvent déconne... Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et l’avenir, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas, cessent d’être perçus contradictoirement. André Breton. Des références à appeler en cas d’urgence ! Un an. Ces pensées j’aurais pu les développer avec Stéphane. Dois-je t’oublier, raisonner comme si tu n’existais pas, pour ALLER PLUS LOIN QUE L’ETUDE, pour extraire et poser définitivement le NOYAU NOIR de ma vie ? page suivante : -le chemin de Saint-Jacques de Compostelle AUTEUR - auto-édition |