Gainsbourg






26 : Gainsbourg

Crier au génie de Gainsbourg, quelle offense pour Bach, Balzac, Léonard de Vinci... Dire qu’en plus l’adulation atteint son sommet pour sa période « art zéro »...
Des blessures que la gloire et l’Amour n’ont pu cicatriser... Résilience inachevée. Gainsbourg n’a pas été le peintre ni le compositeur rêvé... il a pris une revanche sur la vie, le mépris... mais comme il devait souffrir les derniers mois, quand le nuag
E se dissipait...
Gainsbourg : le Van Gogh de la musique ! Crétins.
Gainsbourg est devenu Gainsbarre et a joué des citrons. Les paroles des chansons ne méritent sûrement guère mieux.
S’il a un côté Van Gogh, c’est celui du suicidé de la société :
Je serai Courbet ou je ne serai rien. Oui Lucien, tu aurais dû essayer, bien plus, d’atteindre ce niveau...
La peinture m’a marqué. J’avais trouvé là un art majeur qui m’équilibrait intellectuellement. La chanson et la gloire m’ont déséquilibré. J’étais heureux quand je peignais, je m’en veux tant d’avoir eu la lâcheté d’abandonner...

Saurait-on tirer notre révérence si quelques succès ?...
Charles Trénet et Balthus sont morts le même jour. Mais l’un des plus grands peintres du XXe siècle s’envola dans l’indifférence. L’intérêt de nos contemporains... heureusement... on s’en fout !...
Fernando Pessoa, Franz Kafka n’ont rien reçu de leurs contemporains...

Uniquement : pouvoir avancer vers la plénitude.

Les textes de Gainsbourg, c’est du haut niveau
Souchon, 2002, sur France-Inter.
(pour toi, Souchonnet)


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AUTEUR - auto-édition