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62 : l’Amour (Stéphane carnet) Mais quelle déconvenue poussa Colette à s’exclamer : l’amour n’est pas un sentiment honorable. L’impression d’aimer encore, malgré tout, après un « mauvais coup » de Willy ? Et Paul Léautaud avec son aimer, c’est préférer un autre à soi-même ! Aimer, nécessitant d’abord d’être capable d’aimer, d’exister vraiment, il est indispensable de savoir que TOUT passe par soi... Je suis le récepteur du monde... Quelquefois j’ai vu ce que les hommes ont cru voir. Malheureusement pour Rimbaud, il n’évoquait pas l’amour... Quelquefois. Avec Toi. Grâce à Toi. Au Tantra aussi. Que seraient les sentiments sans le physique ? Comme Stendhal, vais-je finir par noter : l’amour a toujours été pour moi la plus grande des affaires, ou plutôt la seule ? Tout cela, cette « retraite », n’était-ce qu’une manière de me préparer à l’Amour ? Me préparer à rencontrer une Femme d’Amour. Une exception donc. Une Femme non engluée. Si Marjorie avait été une vraie lyonnaise, elle aurait dit « comme c’est beau ici » Mais après quelques nuits : ennui, besoin de la drogue des villes, de l’insignifiante agitation, les petites médiocrités sociales, le paraître... L’Amour est voué à disparaître ? « L’Amour sain » comme l’entend Manset ? Et si derrière ma marginalité, il y avait l’Amour ? Rencontrer Marjorie était improbable. J’aurais pu vivre ici cinq cents ans sans croiser un être d’Amour. Ou les êtres d’Amour s’éloignent tellement du troupeau qu’il s’aimantent ? Ondes ? Vivre seul affine la perception ou je deviens fous ? Tu m’envoies des vagues d’Amour ? page suivante : -fausse opposition reve realite AUTEUR - auto-édition |