hymne au travail





29 : hymne au travail

- Le travail, c’est bon pour la santé, c’est bon pour l’équilibre. Y’en faut pas trop mais rester à rien faire, c’est se mettre devant une télé ou gamberger, et ça c’est pas bon pour un homme... Comme dit l’autre : le travail éloigne de nous trois grands
Maux, l’ennui, le vice et le besoin.

Claude essayait de convaincre son fils. Stéphane intervint :
- On vient enfin de découvrir ce qu’avait écrit Voltaire sur le manuscrit original de Candide.
Un silence.
- Oui, le travail éloigne de nous trois grands maux, l’ennui, le vice et le besoin. Tu citais bien Voltaire.
- Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire... Je suis un peu grognon c’est la faute à Souchon... J’me prends des gamelles c’est la faute à Cabrel... Qu’est-ce qu’il a écrit ton Voltaire alors ?
- Il avait écrit, avant finalement de le barrer pour quelque chose de politiquement plus correct, comme on ne disait pas encore.
Un silence. Il était certain de son effet. De pouvoir ainsi dévier une conversation devenant de plus en plus pesante à David.
- La masturbation éloigne de nous trois grands maux : le mariage, les prostituées et la redingote d’Angleterre.
- C’est quoi la redingote d’Angleterre ? demande David.
- C’est ainsi qu’on appelait le préservatif.
- C’est nul son truc. Se masturber, c’est un truc de gamins (David).
- C’est encore mieux une femme qu’une main (Claude).





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AUTEUR - auto-édition